L’Adblue, une réelle mesure pour l’environnement ?

En vertu de la rigueur croissante des normes anti-pollution, de nombreuses solutions ont dû être développées par les constructeurs de voiture dans le but de réduire la nocivité de leurs émissions de gaz. Parmi celles-ci, l’Adblue, la solution la plus récente, est considérée comme la plus efficace et la plus écologique.

L’Adblue : quelle utilité ?

L’Adblue est une solution aqueuse originellement développée pour les véhicules poids lourds dans le but de la préservation de l’environnement et du contournement de la taxe diesel entre temps devenue obligatoire. Aujourd’hui, son utilisation n’est plus seulement limitée aux poids lourds, mais s’est étendue aux véhicules utilitaires légers.

Des constructeurs tels Toyota, Peugeot, Volkswagen, BMW, Opel, Ford, Mercedes Benz ou encore Renault ont déjà adopté cette solution et l’ont intégré à certains de leurs véhicules. Mais en quoi l’Adblue est-il une solution écologique. La réponse dans la suite de l’article.

L’Adblue ou la solution écologique ?

Pour répondre à la question, nous nous intéresserons dans un premier temps à la composition de l’Adblue et dans un deuxième temps, à la manière dont il agit dans le moteur.

Il est intéressant de se rendre compte que ce liquide qui rend les véhicules conformes à la norme Euro 6 n’est composé que d’eau et d’urée. Au passage, l’urée est aussi utilisée dans la production d’engrais destinés à l’agriculture.

Pour ce qui est de l’Adblue, il en est composé à 32,5 % en plus de 67,5 % d’eau déminéralisée. C’est un liquide incolore et sans effet néfaste sur la santé. Mais le plus intéressant est de savoir comment ce liquide agit dans le processus de réduction des émissions nocives pour l’environnement.

Pour agir, l’Adblue est injecté aux gaz d’échappements par l’unité d’injection. Dès que l’urée de l’Adblue entre en contact avec les gaz d’échappements, il se forme des molécules d’ammoniaque. Ces dernières vont se fixer aux molécules d’oxydes d’azote rejetées par le moteur. La réaction chimique qui s’ensuit résulte en la production de deux différents corps : des molécules d’eau et des molécules d’azote intensif. Ce sont ces molécules qui seront rejetés dans le gaz d’échappements qui sortira des tuyaux d’échappement.

Il est intéressant de remarquer que les molécules d’eau et celles d’azote intensif qui sont finalement rejetées en aval du processus de traitement initié par l’injection d’Adblue, sont totalement inoffensives pour l’environnement.

Alors c’est clair : qui pense Adblue pense forcément écologie.