Les différentes stratégies d’internationalisation des entreprises

Dans un contexte d’internationalisation croissante, les entreprises qui ne sont pas présentes sur d’autres marchés n’arrivent pratiquement plus à défendre une position forte sur leur marché national. Mais avant cela, il est important de mettre en place une stratégie détaillée ainsi qu’une approche globale. Dans cet article, nous parlerons des différentes stratégies d’internationalisation des entreprises.

L’internationalisation pour une entreprise

Tout d’abord, il est important de souligner que lorsqu’on parle d’internationalisation il n’est pas forcément question d’une présence à l’échelle mondiale. Il existe en effet plusieurs degrés et il peut s’agir d’une simple entrée dans un marché voisin par exemple. De plus, c’est un processus dont la réalisation nécessite l’expertise d’un consultant en développement international.

Les formes d’internationalisation les plus fréquentes concernent :

  • les exportations : vente des produits de l’entreprise à l’international à travers la mise en place de point de vente dans les pays d’accueil. À ce propos, on vous parlait dans cet article de quelques conseils pour améliorer la rentabilité de votre point de vente.
  • les transnationales : cette forme implique la délocalisation des activités vers un pays jugé plus favorable en matière de coût de production et d’approvisionnement
  • les multinationales : les entreprises sont présentes dans plusieurs pays avec des filiales autonomes
  • les filiales à l’étranger : c’est une forme d’internationalisation qui implique la création de filiales de production ou de commercialisation dirigée par l’entreprise d’origine.

Les stratégies

Comme souligné en début d’article, le développement à l’international passe par la mise en place d’une stratégie. L’objectif est de préciser l’approche globale, le mode d’entrée à adopter ainsi que le plan de marchéage à mettre en place.

La stratégie de marché

Ici, il est question d’aller dans un autre pays pour remporter de nouveaux marchés. L’entreprise doit donc être en mesure de s’adapter aux exigences de ce nouveau marché et ne pas négliger les risques.
Pour une mise en œuvre efficace, il est conseillé de procéder au recrutement d’employés locaux qui maîtrisent les besoins de la zone d’accueil. Par ailleurs, il faut que les consommateurs soient convaincus de l’implication de la main-d’œuvre locale.

La stratégie de rationalisation

Il s’agit de l’une des stratégies d’internationalisation les plus utilisées. Elle implique la délocalisation en vue de la diminution des coûts de production. L’entreprise identifie un pays où la main-d’œuvre et les charges administratives sont moins chères pour lui permettre d’améliorer ses profits. En 2010 par exemple, alors que le coût des salaires et cotisations sociales revenait à 14 euros l’heure en France, il était de 2 euros en Chine. Cette grande différence peut en effet amoindrir le coût de production et permettre à l’entreprise de proposer des prix bas pour se démarquer de la concurrence.

Parfois, la stratégie de rationalisation peut se transformer en optimisation fiscale ou sociale. Dans ce cas précis, l’entreprise ne s’intéresse pas uniquement aux pays où les salaires sont bas, mais aussi à ceux où les cotisations sociales salariales et les impôts sont bas.

La stratégie d’approvisionnement

Le but ici est de se rapprocher de la source d’une matière première afin de minimiser les coûts liés aux transports et autres charges d’importations. Cette stratégie est également valable pour les infrastructures ainsi que la main-d’œuvre qualifiée. Lorsque ces éléments sont réunis dans un pays, l’entreprise peut s’y implanter afin de minimiser ses coûts de production.

Enfin, il faut souligner que certaines entreprises préfèrent opter pour ces 3 stratégies à la fois au moment de leur expansion à l’échelle mondiale.