Découvrez notre dossier complet sur le Bitcoin et son influence sur l’entreprenariat

Les cryptomonnaies, encore appelées cybermonnaies, sont des monnaies apparues grâce à l’évolution technologique et qui ne nécessitent pas une banque centrale pour être utilisées. En effet, ces monnaies, comme le Bitcoin qui est le plus connu, relient leurs utilisateurs à un réseau informatique décentralisé. Nombre de personnes préfèrent donc les utiliser plutôt que la monnaie fiduciaire. À la date d’aujourd’hui, un Bitcoin vaut 8 8 827,16 euros. Dans cet article, nous vous proposons d’aller à la découverte de cette cryptomonnaie.

Comment fonctionne le Bitcoin ?

En fait, le Bitcoin est un système innovant ou un réseau de monnaie numérique décentralisée ayant pour unité de compte le bitcoin. Son inventeur est Satoshi Nakamoto même si depuis la création de cette cryptomonnaie, le véritable inventeur fait l’objet de plusieurs théories.

Il fonctionne avec des logiciels et un protocole qui permettent à ceux qui l’exploitent, appelés participants, d’en émettre et de gérer les transactions de façon collective. Il se base essentiellement sur le mécanisme de la blockchain. Cette dernière est une technologie innovante de stockage et de transmission d’informations. Transparente et sécurisée, elle fonctionne sans organe central de contrôle. Elle possède deux entités, l’une publique et l’autre privée. Et c’est cela qui fait la particularité du Bitcoin dans son exploitation.

Posséder des Bitcoins, c’est avoir une clé virtuelle faite de lettre et de chiffres. Ces chiffres et lettres constituent une clé numérique exploitable sur le web. Notons qu’une personne peut avoir plusieurs clés qui seront réunies dans un portefeuille généralement appelé Bitcoin wallet. Lors d’une transaction de Bitcoin, tous les participants peuvent noter sur la face publique de la blockchain qu’elle a été effectuée. Mais il est impossible à un tiers de pouvoir vérifier le montant contenu dans le Bitcoin wallet d’un autre.

Comment obtenir du Bitcoin?

Il est important de retenir que le Bitcoin, avant d’être un actif, est une expérience. Donc on peut y gagner des sommes astronomiques comme on peut en perdre. De ce fait, il est recommandé de faire ses investissements avec précaution. N’y mettez que ce que vous êtes prêts à perdre. Voici quelques moyens permettant de générer des Bitcoins.

Les places de marché

Un grand nombre de sites proposent des solutions de rechange grâce auxquelles il est possible de transformer des euros en Bitcoins. Attention cependant à la cyberarnaque, car certains sont faux et pourraient collecter vos données. Voici quelques exemples de sites de rechange :

  • les sites de trading : coinbase, zebitex, kraken ou paymium sont quelques-uns. Ils permettent de faire des achats au prix du marché, mais avec des commissions modestes. Les commissions, lorsqu’il s’agit d’utiliser les monnaies fiduciaires ou les cartes bancaires, sur ces sites sont bien élevées
  • les plateformes de séquestre : ils mettent directement en relation acheteurs et vendeurs et en tiennent compte pour monnaie ordinaire. Il est donc impossible de faire des achats sur ces sites sans avoir de Bitcoins
  • les points de vente à sens unique : ils acceptent parfois moyennant une commission les cartes prépayées
  • les marchés de changes physiques : en France par exemple on en trouve à Paris, à Lyon, Marseille… Ils permettent d’échanger les euros contre du Bitcoin moyennant une commission
  • les distributeurs de Bitcoin généralement reliés à un commerce
  • des services de vente par code téléphonique qui prennent généralement des commissions conséquentes.

Le minage

C’est la première possibilité offerte par l’inventeur du Bitcoin. Il consiste à inscrire des transactions dans le marbre de la blockchain du Bitcoin. Le principe est simple : les mineurs effectuent des calculs mathématiques avec leurs matériels informatiques. Comme récompenses, ils perçoivent des commissions sur les nouveaux Bitcoins qu’ils génèrent.

Généralement, les mineurs ou les associations (puisque les calculs sont extrêmement complexes) restent en concurrence. Ces calculs sont des algorithmes très compliqués, donc plusieurs professionnels se mettent ensemble pour pouvoir les résoudre.

Ajoutons à tout cela qu’il existe des sites publicitaires qui permettent également d’obtenir des fractions de Bitcoins gratuitement.

Pourquoi utiliser le Bitcoin ?

  • Pour transférer de l’argent facilement via Internet, sans devoir faire confiance à des intermédiaires.
  • Parce qu’aucun tiers ne peut empêcher ni contrôler vos transactions.
  • Parce que les transactions Bitcoin sont faites gratuitement, tandis que les cartes de crédit et les systèmes de paiement en lignes coûtent 1 à 5 pour cent de la transaction effectuée, auxquels s’ajoutent d’autres taxes non moins importantes financièrement.
  • Pour être à l’abri de l’instabilité causée par le système des réserves fractionnaires et les mauvaises politiques monétaires des banques centrales. L’inflation limitée de l’émission d’argent du système Bitcoin est répartie de façon homogène par la puissance de calcul à travers le réseau, au lieu d’être concentrée dans une banque.
  • Parce que c’est passionnant, amusant et pour l’instant purement expérimental.
  • Pour ne pas passer à côté de ce qui pourrait être la monnaie du futur. C’est une opportunité inédite de gagner des sommes astronomiques qui ne sont soumises à aucune taxe.

Pourquoi plusieurs États n’autorisent-ils pas officiellement le Bitcoin ?

Le principe de sacralité des États est remis en cause par la blockchain qui est le socle même du Bitcoin. Aucun État ne peut donc contrôler cette monnaie ; ce qui remet en cause leur souveraineté. Et il faut aussi dire que les cultures monétaires traditionnelles n’ont pas préparé les dirigeants à une telle liberté financière. En plus, du fait de la décentralisation du Bitcoin, les dirigeants politiques soupçonnent que la monnaie pourrait servir sur le marché noir. Dans ce cas, il pourrait permettre des transactions illicites. Mais même s’il s’agit d’un doute légitime, est-ce suffisant pour interdire son utilisation ?

Il faut le souligner, un État qui se cramponne uniquement sur ses fonctions régaliennes trouvera forcément les moyens de tirer profit de cette œuvre technologique. C’est le cas par exemple de l’Estonie. À la pointe d’innovations sur Internet notamment en matière d’e-services, l’Estonie a mis en place un projet de monnaie numérique qui devrait mettre l’euro à l’heure de la blockchain. Autrement dit, il sera question d’un jeton qui n’appartient pas forcément à la catégorie des cryptomonnaies et qui pourra facilement faire son introduction sans violation des règles de la BCE.

Ajoutons pour finir qu’un grand nombre de commerces et de services se développent désormais sur Internet. Les monnaies numériques finiront par s’imposer. Ceci étant, il serait intéressant pour les États de s’intéresser aux cryptomonnaies, notamment le Bitcoin, pour faciliter les futurs échanges commerciaux.

influence du bitcoin en milieu entreprenarial

ICO, pour Initial Coin Offering, désigne l’introduction en bourse de sociétés ainsi qu’une levée de fonds exclusivement en cybermonnaie. Il s’agit d’une solution qui, au départ, servait à financier de nouvelles Blockchain. Mais aujourd’hui, c’est une solution qui facilite la levée de fonds pouvant financer différents types de projets. Et ceci en échange de tokens disponibles pour l’occasion. Dans certains cas, la transaction se base sur une application décentralisée avec le nouveau token.

Il faut souligner que le système a déjà eu à faire ses preuves. Environ 4 milliards de dollars collectés à travers les ICO en 2017 et déjà cinq opérations réussies en France. Et de plus en plus, le phénomène prend de l’ampleur avec plus d’une vingtaine d’opérations de levée de fonds au bitcoin prévu pour très prochainement en France.

Comment ça marche ?

Généralement, les ICO permettent le financement de la phase d’amorçage du projet émis. Il s’agit d’une importante opportunité de crowfounding. Lors de l’opération, plusieurs étapes sont à suivre scrupuleusement.

Cela commence donc par l’organisateur. Ici, on a :

  • le choix de la Blockchain : cette première étape est la plus importante, puisqu’elle facilite la gestion de l’ICO
  • la mise en place d’une publication d’« executive summary » ou résumé opérationnel pour annoncer l’ICO ainsi que les objectifs de l’entreprise organisatrice
  • une publication de l’offre via un « White paper » pour préciser les caractéristiques de l’opération et surtout l’utilité des tokens. Cette publication peut aussi se faire via un site web
  • la preICO : c’est une étape qui consiste à la mise en vente des tokens en avant-première à un prix nettement plus avantageux
  • la vente proprement dite des jetons de façon automatique contre le bitcoin.

Passons maintenant du côté de l’investisseur. Il faut noter que le processus de souscription à un ICO dure généralement entre une semaine, minimum, à douze, maximum. Cela va dépendre des conditions de l’opération. Il passe par l’inscription sur le site puis le transfert du bitcoin pour le financement du projet. Et ceci à travers un virement de son Wallet vers le Smart Contract donné pour l’ICO. La livraison des tokens se fait, enfin, après un processus de vérification du profil de l’investisseur.