Comment peut-on calculer l’impact du numérique sur l’environnement ?

Comment calculer l’impact du numérique sur l’environnement ? Depuis la crise sanitaire, notre monde tend vers une utilisation globale du numérique et nos processus se digitalisent à une vitesse fulgurante. Nous ne pouvions déjà plus nous passer du numérique et des terminaux qui les font fonctionner. Cette dépendance ne fait que s’accroître. C’est donc le moment pour remettre le sujet sur la table : l’impact du numérique sur l’environnement.

L’impact carbone des terminaux

En tant qu’utilisateur du numérique, on oublie facilement que nos échanges dématérialisés existent grâce à un secteur matériel composé de terminaux de centres informatiques et de réseaux. Tout ce secteur matériel a un poids, un poids écologique. Le secteur du numérique représente aujourd’hui 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Un chiffre, que les spécialistes en la question, estiment voir augmenter jusqu’à 7% d’ici 2025. Pourquoi existe-t-il un impact du numérique sur l’environnement ? La réponse se trouve tout d’abord dans les terminaux.

Les terminaux, c’est l’ensemble des téléphones portables, ordinateurs, télévisions, consoles de jeux et les autres objets connectés. Tous ces objets représentent 47% des émissions de gaz à effet de serre générés par le numérique. Pour ce rendre compte de l’impact de nos objets numériques sur l’environnement, voici quelques chiffres clés :

  • 600kg de matières premières mobilisés pour fabriquer un ordinateur de 2kg.
  • 8,9 équipements par personne en 2021 en Europe occidentale, contre 5,3 en 2016.
  • 10 milliards de téléphones portables vendus dans le monde depuis 2007.
  • 150 à 300 kWh/an consommés par une box internet, soit le même chiffre qu’un grand réfrigérateur.

Avant de recevoir un ordinateur chez soi, celui-ci parcourir des milliers de kilomètres. Extraction des matières premières, fabrication en usine, transport, distribution, toute cette chaîne carbure aux énergies fossiles et aux métaux rares. Paradoxalement, plus on dématérialise notre monde, plus on utilise de matières. Pour fabriquer un smartphone, on utilise plus de 70 matériaux différents dont 50 métaux (la majorité étant des métaux rares).

Mais le plus gros impact des terminaux se situe à la phase de fabrication. La majorité des composants sont fabriqués en Chine ou en Corée, là où l’électricité est produite à partir du charbon, jouant un rôle crucial dans le changement climatique.

Ce qu’on ne voit pas : les data centers et infrastructures réseau

L’autre côté obscur du numérique, qui fait l’objet de projet de loi à l’Assemblée Nationale, c’est tout ce qui nous permet de bénéficier d’internet. Les data centers sont des centres informatiques d’hébergements des données. Ils sont gros, poussent partout à travers la planète, et surtout, ils consomment. Ces centres à eux seuls, représentent 30% de la consommation d’électricité du numérique. Ils consomment également une quantité remarquable d’eau, nécessaire au refroidissement des machines. Encore une fois, le problème se situe principalement dans l’origine de l’électricité utilisée. La plupart des datas centers sont situés en Chine, là où l’électricité est majoritairement produite à partir du charbon…

Si vous voulez vous rendre compte de l’impact écologique de votre utilisation du numérique, essayez l’extension de navigateur Carbonalyser. Vous pourrez voir la quantité de données transitant via votre navigateur, le trafic en consommation électrique qu’elle représente, et les émissions de CO2 qu’elle provoque.

Il est certain que dans les prochaines années à venir, nous soyons sensibilisés à notre consommation numérique. Nous allons certainement revoir nos comportements vis-à-vis des appareils connectés et agir pour diminuer nos factures énergétiques.

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